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Outil · La planche

Composeur de planche

Vous entrez le nombre de convives et le moment de service, l'outil recalcule les quantités par famille de produit et le nombre de références à prévoir. Les grammages de départ restent modifiables : ce sont des valeurs de travail, pas un barème.

L’outil convertit un nombre de convives et un moment de service en quantités par famille de produit, puis répartit ces quantités sur un nombre de références qu’il fixe lui-même. Les grammages de départ restent modifiables, parce que c’est eux qui portent le fait et qu’ils ne sont pas sourcés.

L’essentiel

  • Le poids total répond à « y en a-t-il assez », le nombre de références à « chacun goûte-t-il à tout ».
  • Le nombre de références n’est pas laissé au choix : c’est le réglage qui rate le plus souvent.
  • Le calcul reste juste quel que soit le grammage entré ; c’est la valeur de départ, et elle seule, qui n’est pas sourcée.
  • L’outil s’arrête au dosage et ne dit rien de la conservation.

Périmètre Pour qui doit acheter avant de composer. L’outil ne calcule ni le prix, ni les accompagnements, ni les durées de conservation ; la logique de composition est développée dans le dossier Planche de charcuterie.

Votre planche

Ce qu'il faut acheter

Les quantités ci-dessous correspondent aux valeurs affichées dans le formulaire. Modifiez-les et relancez le calcul pour les ajuster à votre table.

Quantités totales pour 6 convives, en service d'apéritif
FamillePar personneTotalPar référence
Charcuterie70 g420 g105 g
Fromage60 g360 g90 g
Pain80 g480 g

À ce nombre de convives, la règle appliquée ici fixe 4 références par famille. Le total de charcuterie se répartit donc en 4 lots d'environ 105 grammes, et le fromage de même. Cette règle n'est pas un usage professionnel relevé : c'est un arbitrage de lisibilité de la planche, et il est ouvert à la discussion.

Statut des repères. Ce qui est sourcé sur cette page et ce qui ne l'est pas. Les caractéristiques des produits sous signe officiel (affinage, matière première, cuisson) et les repères de conservation viennent des cahiers des charges de l'INAO et des sources publiques de sécurité alimentaire, liés et datés plus bas. Les grammages de départ, eux, restent des valeurs de travail : aucun barème public ne fixe la quantité de charcuterie par convive, et l'outil ne prétend donc pas en publier un. C'est pourquoi ils sont modifiables dans le formulaire. Le calcul est une multiplication : il est juste quel que soit le grammage que vous entrez.

Pourquoi le nombre de références compte plus que le poids total

La question posée à une planche n'est pas seulement « y en a-t-il assez ». C'est aussi « chacun peut-il goûter chaque chose ». Ces deux questions ne se règlent pas avec le même levier. Le poids total répond à la première, le nombre de références répond à la seconde, et les deux entrent en conflit dès que la table s'allonge.

Prenez une planche de charcuterie pour douze personnes. Si vous répartissez le total sur trois références, chaque convive dispose d'une part confortable de chacune. Si vous le répartissez sur huit références, la même quantité totale se fragmente en portions si fines que les dernières arrivées ne trouvent plus rien de certaines d'entre elles, pendant que d'autres restent intactes. Le poids était bon. La planche était ratée.

C'est pour cette raison que l'outil ne vous laisse pas fixer le nombre de références : il le déduit du nombre de convives, selon une progression qui monte lentement. De une à quatre personnes, trois références. Jusqu'à huit, quatre. Jusqu'à seize, cinq. Au-delà, six, et cela ne bouge plus, quelle que soit la taille de la table. Un buffet de quarante personnes ne demande pas quinze charcuteries différentes ; il demande les mêmes six, en plus grande quantité, sur plusieurs planches.

Ce que l'outil calcule, et ce qu'il ne calcule pas

Il calcule une multiplication et une division. Le grammage que vous entrez, multiplié par le nombre de convives, donne un total ; ce total, divisé par le nombre de références, donne le poids à demander pour chacune. Cette part du travail est exacte, et elle le reste quel que soit le grammage de départ, y compris si vous jugez les valeurs proposées trop généreuses ou trop justes et que vous les corrigez.

Il ne calcule pas ce que valent les grammages de départ. C'est une distinction à tenir, parce que c'est elle qui sépare un calcul honnête d'un barème déguisé. Les valeurs affichées à l'ouverture de la page sont des valeurs de travail : elles distinguent l'apéritif, où la planche accompagne autre chose, du repas, où elle est le plat, et elles montent dans le second cas. Elles ne sont adossées à aucun relevé publié, et l'outil le dit à l'endroit où le lecteur pourrait croire le contraire, c'est-à-dire juste sous le tableau.

Il ne calcule pas non plus le prix, ni les quantités de ce qui accompagne — cornichons, beurre, condiments, fruits secs —, ni l'équilibre entre produits secs et produits frais. Ces choix dépendent de ce que vous trouvez, et une planche construite autour de ce qui était bon le jour même vaut mieux qu'une planche construite autour d'un tableau.

Trois produits, et ce que dit leur cahier des charges

Un signe officiel de qualité — AOP, IGP — n'est pas un label commercial mais un cahier des charges public, approuvé par l'Institut national de l'origine et de la qualité. Il fixe des valeurs vérifiables, et ces valeurs changent la façon de composer une planche.

Comté — AOP
Matière premièrelait cru de vache
Ce que le cahier des charges imposeAffinage de 4 mois au minimum. Meule d’un poids moyen de 40 kg. Lait collecté dans un cercle de 25 km de diamètre autour des fruitières et transformé sous 24 heures.
Reconnaissancereconnu en appellation d’origine dès 1952

INAO — fiche AOP Comté — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200)

Roquefort — AOP
Matière premièrelait cru et entier de brebis de race Lacaune
Ce que le cahier des charges imposeAffiné et maturé pendant une période minimale de 90 jours, dans les caves de la zone des éboulis du Combalou.
Reconnaissancepremier fromage reconnu en appellation d’origine, dès 1925

INAO — fiche AOP Roquefort — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200)

Rillettes de Tours — IGP
Matière premièremorceaux nobles de porc
Ce que le cahier des charges imposeCuisson longue de 5 h 30 à découvert, suivie d’un coup de feu final. D’où la texture sèche et la couleur brune qui les distinguent d’une rillette cuite à couvert.
ReconnaissanceIGP reconnue le 15 novembre 2013

INAO — fiche IGP Rillettes de Tours — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200)

Ces trois chiffres se traduisent directement en gestes. Un affinage minimum de quatre mois sur une pâte pressée cuite explique qu'elle supporte, et souvent réclame, une coupe plus épaisse qu'une pâte jeune. Une maturation minimale de quatre-vingt-dix jours sur une pâte persillée explique la puissance qui impose de la placer en fin de progression. Une cuisson longue de cinq heures trente à découvert explique une texture sèche qui se tartine autrement qu'une rillette cuite à couvert — et c'est ce que vous achetez quand vous choisissez l'une plutôt que l'autre. Les trois valeurs citées viennent des cahiers des charges liés ci-dessus : INAO — fiche AOP Comté — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200), INAO — fiche AOP Roquefort — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200), INAO — fiche IGP Rillettes de Tours — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200). La lecture qui en est faite — coupe, ordre, tartinabilité — est, elle, un raisonnement éditorial.

Le point de rupture : la température de service

Le seul moment où une planche bien dosée échoue quand même, c'est la sortie du froid. Une charcuterie sèche et un fromage à pâte pressée servis directement au sortir du réfrigérateur ne rendent presque rien : le gras est figé, il ne fond pas en bouche, et les arômes qu'il transporte restent enfermés. Le même produit, laissé à température ambiante avant le service, devient une autre chose.

C'est aussi l'endroit où la question bascule vers la sécurité alimentaire. Les repères, eux, sont publics. Le réfrigérateur doit être maintenu entre 0 et +4 °C. ANSES — en cuisine, le meilleur ingrédient c’est l’hygiène — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200) Les températures réglementaires de conservation distinguent les viandes hachées, à +2 °C, les autres denrées très périssables, à +4 °C, et les denrées périssables, à +8 °C. Ministère de l’Agriculture — la chaîne du froid — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200)

Pour la durée hors du froid, le repère publié est de deux heures : au-delà de deux heures après la cuisson, le risque de multiplication des micro-organismes augmente. ANSES — en cuisine, le meilleur ingrédient c’est l’hygiène — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200) Ce chiffre vise les aliments cuits ; une planche de produits secs et affinés n'est pas dans le même cas qu'un plat cuisiné, mais il donne l'ordre de grandeur au-delà duquel une planche entamée se remet au froid plutôt que de rester sur la table.

Un cas demande plus de prudence que les autres : toute préparation non cuite à base d'œufs — une mayonnaise servie à côté, par exemple — se consomme peu après sa préparation, ou se conserve au froid et se consomme dans les 24 heures. ANSES — qu’est-ce que la salmonellose et comment s’en prémunir — consulté le 14 septembre 2026 (HTTP 200)

Comment ajuster les valeurs à votre table

Trois écarts reviennent souvent et justifient de corriger les grammages proposés. Une table où la planche suit un plat complet consomme nettement moins que ce que l'outil propose en mode repas : descendez. Une table longue, où l'on picore pendant deux heures sans autre service, consomme davantage qu'un apéritif de quarante minutes : montez. Et une table qui mélange des appétits très différents se règle mieux en jouant sur le nombre de références que sur le poids, parce que la variété ralentit la consommation de chaque produit pris isolément.

Dans tous les cas, corrigez une valeur à la fois et relancez le calcul. C'est la seule façon de voir ce que chaque réglage déplace réellement, et cela évite de faire d'un seul geste une planche deux fois trop grosse.

Questions sur cet outil

Les grammages proposés sont-ils une référence professionnelle ?

Non, et l'outil le dit sous le tableau. Ce sont des valeurs de travail, choisies pour donner un point de départ raisonnable et ajustable. Elles ne sont adossées à aucune source publiée à ce stade. Le jour où la table du répertoire couvrira la planche avec des repères sourcés et datés, ces valeurs seront remplacées et la page le signalera.

Pourquoi ne puis-je pas choisir moi-même le nombre de références ?

Parce que c'est le réglage qui rate le plus souvent. Multiplier les références donne l'impression d'une planche plus généreuse alors qu'elle fragmente la même quantité en portions trop fines. L'outil applique donc une progression lente, qui plafonne à six références quelle que soit la taille de la table.

L'outil tient-il compte de la conservation et de la chaîne du froid ?

Non. La durée pendant laquelle une planche peut rester hors du froid relève de la sécurité alimentaire, elle dépend de chaque produit, et elle se traite avec une source officielle, pas avec une règle de calcul. L'outil s'arrête au dosage.

Le calcul fonctionne-t-il sans JavaScript ?

Oui. Le formulaire est un formulaire HTML classique soumis en GET, et le calcul est fait par le serveur. L'adresse obtenue après soumission contient tous vos réglages : vous pouvez l'enregistrer ou la partager, elle rouvrira la page sur le même résultat.

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